Lutte contre le pillage archéologique et la guerre contre les détectoristes en France

Publié par maxime legardez, le 11 novembre 2021   480

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Au cours des années soixante-dix, le pillage archéologique, tant sur les sites terrestres que sous-marins, non seulement était répandu en France, mais restait également impunis. Cette situation découle d'un manque de législation administrative et pénale efficace, de ressources humaines pour lutter contre la peste et de politiques éducatives mettant en garde contre la nocivité de telles pratiques, malgré les reportages accablants dans les médias et l'alarme sociale déclenchée dans certains domaines professionnels et politiques.

La lutte contre l'aspect criminel du pillage et du commerce illicite d'antiquités a été intensifiée par la création d'organes de police et de poursuites dédiés, entre autres, au domaine du patrimoine culturel.

Enfin, des politiques éducatives ont été mises en place pour contribuer à accroître la prise de conscience sociale de l'importance de notre patrimoine culturel et de la perte globale que représente sa destruction.

En première ligne, c'est la pratique de la détection de loisir qui est pointé du doigt comme étant le principal responsable de ces pillages. Pourtant, il semblerait que d'autres pays comme l'Angleterre aient choisi non pas de punir les prospecteurs amateurs, mais bien de les mettre à contribution pour aider les  archéologues à rechercher et sauver le patrimoine culturel encore enfoui sous terre. 

C'est ainsi plusieurs centaines d'artefacts qui sont découvert chaque mois et sauvés des sols pollués par les produits phytosanitaires ou détruit par les engins agricoles. 

David Cuisinier, gérant de la boutique de vente de détecteurs de métaux le fouilleur, met en avant que l'État se prive ainsi de près de 100 000 prospecteurs amateurs qui arpentent les terrains chaque année, et qui pourrait quadriller de façon récurrente et gratuite le sol Français contre 3 000 archéologues de profession qui ne peuvent, restriction budgétaire oblige, se contenter que de faire de l'archéologie de sauvegarde et d'urgence lors des travaux de soieries ou de constructions de bâtiments ne pouvant, ainsi, assurer de faire ce qu'est le cœur de leur métier, à savoir de l'archéologie préventive. 

Au lieu de cela, les prospecteurs sont traqués, voire dénoncés s'ils se voient déclarer leurs trouvailles auprès des services archéologiques. Une situation complètement absurde, relayée par les associations et fédérations de détection de métaux qui ne souhaitent que participer à la sauvegarde de notre patrimoine.