La 3D à l'école primaire : ça continue !

Publié par Erwan Vappreau, le 2 janvier 2019   48

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Le projet d’exploration et d’expérimentation autour de l’usage de l’outil « imprimante 3D » se poursuit dans la classe de CM1 CM2 de l’école la roche des Grées à Guipry-Messac.

Cette année une nouvelle approche est utilisée pour faire émerger le projet et continuer à voir en quoi cette technologie peut constituer une nouvelle corde à notre arc d’enseignant.

L’idée est poursuivre le travail pour inviter les élèves à se construire une identité de maker, dans le sens « artisans du monde de demain, un monde que l'on veut plus solidaire ! ».

Le projet a donc été engagé avec l'étude d'un ouvrage de littérature de jeunesse bien connu qui fut très bien adapté en court-métrage, court métrage que nous avons aussi analysé.

Il s'agit de La Petite Casserole d'Anatole, de Isabelle Carrier, aux éditions Bilboquet.


Ce magnifique ouvrage traite métaphoriquement de la notion de différence et de handicap.

En effet, Anatole traîne au quotidien une casserole qui le handicape. Mais ce dernier, aidé de ses proches, va faire de cette casserole une force.

Ce travail nous a conduit à parler des petites casseroles que chacun peut avoir et de la manière de les soulager. Des petites casseroles qui peuvent être apaisées par de la bienveillance dans la cour, de l'entraide en classe ... Nous avons évolué vers la recherche de casseroles plus grosses à soutenir. Les élèves ont rapidement cherché à faire le lien avec l'impression 3D, car c'est devenu un secret de polichinelle dans l'école que l'impression 3D va prendre une certaine place dans nos découvertes cette année.

C'est ainsi qu'en quelques clics, les élèves ont rapidement identifié l'avancée spectaculaire que la 3D a permis dans la conception de prothèses de membres. Les projets de Nicolas Huchet et de l'équipe rennaise du fablab My Human Kit, ainsi que les sites du réseau e-nable sont rapidement apparu à l'écran.

Et l'idée a émergé en un clin d'œil !! (bon ok, j'avais cela en tête depuis longtemps et j'avais anticipé son étude de faisabilité, mais je n'ai pas eu besoin une seconde de glisser cela dans les esprits).

Et si nous commencions la découverte du fonctionnement de l'imprimante 3D, son slicer, le principe de dépôt de matière plastique, en imprimant dans la classe les pièces dédiées à l'assemblage d'une prothèse de main destinée à un enfant touché par l'agénésie !

Nous sommes donc lancé avec succès dans l’assemblage de la main de référence duréseau e-nable. Elle fut validée par le réseau, nous identifiant donc comme makers reconnus près à répondre à un besoin.


Les élèves sont allés jusqu’à vouloir enrichir ce premier petit projet par un travail en vidéo. Nous avons en effet réalisé un petit tuto pour partager ce travail d’assemblage et ainsi en faire profiter d’autres.

Les élèves ont forcément mis en évidence que pour se rendre utiles, il nous faut apprendre à modéliser nous-même des objets en mobilisant nos compétences en mathématiques, français et dans l’usage des outils numériques. Pour découvrir tout au long de l’année les petits projets qui nous ont été demandés ; c’est par ici :print3D à l'école élémentaire.