Le projet impression 3D à l'école élémentaire va plus loin cette année !

Publié par Erwan Vappreau, le 28 mars 2018   450

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En quelques mots !

Une imprimante 3D pour un projet ambitieux.

Une première en France : une classe d’école élémentaire se lance dans un projet complet et transdisciplinaire sur l’impression 3D. Ils vont assembler eux-mêmes un prototype d’imprimante né pour eux dans un fablab éducatif et à terme destiné aux écoles et structures associatives sensibles à la démarche de projet de jeunes élèves !

Ce projet a reçu le premier prix école-collègue de la fondation la main à la pâte sous l’égide de l’académie des sciences pour la première expérience menée en 2017. http://www.fondation-lamap.org. Il vient également de recevoir le prix du public participant sur le thème "sciences appliquées" au 10ème forum des enseignants innovants, mis en place par le Café pédagogique. http://www.enseignants-innovants-2017.net/index.php

Derrière ce projet, il y a une volonté d’interroger la place de l’impression 3D comme nouvelle corde à l’arc de l’enseignant pour ouvrir sa classe à des univers transversaux, transdisciplinaires et motivants. Un outil nouveau mais porteur pour entrainer les élèves dans une démarche de projet, au bénéfice des apprentissages fondamentaux et de la réussite scolaire.

Mais pour cela il faut des projets innovants, des classes qui expérimentent et partagent leur expérience de terrain au bénéfice du plus grand nombre. 

C’est cela que vous pouvez soutenir ici.

Pour 2018, nous avons besoin de vous pour aller plus loin dans cette réflexion pédagogique autour de la place de la 3D à l’école, intégrant notamment les mathématiques, les arts et les sciences.

Le besoin que nous avons est à la hauteur du projet développé cette année dans la classe : nous réalisons une maquette en impression 3D d’une future base spatiale sur Mars avec le soutien de spécialistes (Jean-François Clervoy astronaute de l’ESA, Claudie Haigneré astronaute de l’ESA, Roland Lehoucq astrophysicien du CEA, Jean-Michel Martinuzzi de la direction de la communication du CNES, Pierre Brulhet architecte spécialisé dans le design spatial, etc.) pour aider les élèves à affiner leur cahier des charges et répondre à leurs nombreuses questions.

Notre imprimante prototype a déjà permis de réaliser de petites pièces, mais pour les grandes pièces, comme pour de futurs objets à vocation pédagogique, il nous faut absolument un équipement à la hauteur dans le champ de l'impression 3D !!

Si l'équipement de la classe parvient à se faire, l'ambition pour 2019 est de développer des projets transversaux entre la 3D et la sensibilisation à la différence et au handicap au sein d'une démarche active. Il s'agit notamment  de participer à la réalisation d'appareil d'assistance comme les mains du réseau d'e-nable, de collaborer avec le réseau The Human Kit avec une réelle implication des élèves dans la créations d'objets utiles, idem avec le Kerlab, fablab intégré  au Centre Mutualiste de Rééducation et Réadaptation Fonctionnelles de KERPAPE de Ploemeur.

Les enjeux éducatifs qui justifient de soutenir ce projet.

L’impression 3D pour quoi faire ?

Aujourd’hui l’impression 3D investit et modifie les habitudes de consommation.

Et demain, elle se prépare déjà à pouvoir imprimer « de la glace » sur les futurs habitats destinés à Mars pour les protéger des rayons cosmiques.

La "Ice House" a remporté le premier prix du "3D printed habitat challenge", organisé par la NASA (Crédit : NASA).

Que peut apporter l'impression 3D à l'école ?

Permettre à l’enfant de questionner le monde qui l’entoure :

Les imprimantes 3D offrent un potentiel de création immense au service des apprentissages. Elles permettent d’entrer dans certains apprentissages par des objets réels et manipulables, imaginés et créés en classe par les élèves eux-mêmes (outils mathématiques pour aider des élèves en difficulté et où la manipulation reste indispensable en numération, calcul, perception de l’espace, miniatures d’œuvres d’art, éléments anatomiques, pièces de jeux à réparer…).

CF ANNEXE 01

Sensibiliser et préparer graduellement les élèves au monde d’aujourd’hui :

  • A travers un outil qui sera normal demain.
  • Créer des passerelles entre les domaines.
  • Stimuler leur créativité et donner du sens à leurs apprentissages.
  • Offrir une nouvelle entrée pour explorer, observer, questionner le monde qui l’entoure comme le stipulent les programmes scolaires.

S'engager dans une démarche de projet en classe en cohérence avec les nouveaux programmes soutenant la transdisciplinarité :

  • Développer des projets transdisciplinaires en pédagogie active.
  • Favoriser des projets de conception individuelle comme collective.
  • Favoriser la créativité mais en intégrant aussi rigueur, esprit critique, habileté manuelle, expérimentation, raisonnement, organisation.

Comment est né le projet ?

A la suite des phases de sensibilisation sur le sujet les années passées, c’est durant l’année scolaire 2016/2017 qu’il y a eu la volonté de se lancer dans un projet plus ambitieux sur plusieurs années. Nous souhaitons collaborer à la réflexion de la véritable place que la technologie 3D pourrait prendre à l’école élémentaire, au même titre que peut l’être à présent l’ordinateur ou l’écran interactif ou même la programmation, en pleine expansion.

Cette volonté d’intégrer la 3D à une véritable méthodologie de projet fut motivée par le résultat d'un travail engagé un an plus tôt avec un partenaire associatif, le plascilab de l'association planète sciences. Nous avons travaillé à l'élaboration d'un prototype d'une imprimante 3D fiable, mais la plus simple possible, qu'une classe serait en mesure d'assembler, à l'aide d'outils pédagogiques. Nous avons donc construit, avec la classe, une démarche de réalisation technologique adaptée à celle-ci.

          

Il s‘agissait d’intégrer la 3D dans la cadre d’une construction technologique collective pour répondre à un besoin préalablement exprimé en classe. Les élèves de CM1 se sont donc lancés l’année dernière dans un vaste projet croisant les mathématiques, les arts plastiques et la technologie. Ce projet repose à la base sur une simple problématique classique déclenchée à la rentrée scolaire : il nous manquait des jeux d’échecs pour jouer à plusieurs en classe : et bien pourquoi ne pas les réaliser nous-mêmes ?

CF ANNEXE 02

L’impression des pièces et l'expérimentation, que ce travail a induit, ont ensuite laissé entrevoir tout le potentiel de créativité que les élèves pouvaient engager sur la même base initiale de modélisation de formes mathématiques élémentaires.

Désireux de creuser un peu plus cette année certains aspects, la question environnementale, l’expérimentation dans les phases de modélisation, ou encore l’ouverture à des partenaires professionnels, le projet est évidemment reconduit en 2018.

Mais cette année un univers tout à fait différent est au cœur du projet : la conquête spatiale.

Cette nouvelle problématique est née en début d’année nous conduisant à un objectif : réaliser la maquette d’une base spatiale habitée pour Mars, mais pas « farfelue » comme disent mes élèves, « une base que les scientifiques trouveront juste !…. »

Si l'équipement de la classe parvient à se faire, l'ambition pour 2019 est de développer des projets transversaux entre la 3D et la sensibilisation à la différence et au handicap au sein d'une démarche active (participer à la réalisation d'appareil d'assistance comme les mains du réseau d'e-nable).

Pour découvrir tout le détail de ce premier projet - Pour suivre l'actualité du projet mené cette année :

Site du projet : http://spiderwan.free.fr/proje...

Pour suivre le projet, retrouvez nous dans le fil d’actualités et n’hésitez pas à laisser des commentaires.

  compte twitter du projet @wanerspid

Pourquoi solliciter via le site de crowdfounding Trousse à projets ? Pourquoi avoir besoin de votre aide exceptionnelle ?

L'école et les partenaires locaux classiques nous aident déjà à financer le matériel du projet de cette année, le déplacement pour aller chercher notre prix "la main à la pâte", ou encore montrer le projet au village des sciences 2017 et 2018. Le projet a cependant besoin de partenaires extérieurs supplémentaires.

Les besoins concrets :

Pour une approche expérimentale et pour répondre à la qualité des conceptions numériques que les élèves sont capables d'élaborer, une classe a besoin, au minimum de 2 à 3 imprimantes performantes professionnelles.

Nous cherchons donc à court terme, à équiper notre classe du matériel nécessaire pour mener à bien ce projet jusqu'au bout, mais nous cherchons surtout à long terme, à avoir les moyens de poursuivre la réflexion, autour de la place de cette nouvelle technologie de plus en plus accessible. Étant la première classe à faire assembler un prototype d'imprimante 3D aux élèves d’école élémentaire, aidez-nous à rester une classe-pilote sur le terrain pour contribuer à la diffusion de ces pratiques et à faciliter avec d’autres collègues, la démocratisation accélérée de l'accès pour tous à ces outils fondamentaux.


La connaissance ne suffit pas. La vraie compréhension vient de la mise en pratique.

Seymour Papert